Les banques pas responsables de la crise du crédit
mardi 21 août 2012 à 16h12
Un mois après le Crédit Logement, c’est au tour de l'Anil de dédouaner les banques, souvent accusées de bloquer le marché de l’immobilier via le durcissement de leurs conditions d’octroi de crédit.
La baisse des taux n'a pas soutenu l'activité (©dr)Dans la dernière édition de son Indicateur des taux, l'Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) constate qu’au troisième trimestre, « la plupart des établissements de crédit affichent encore des taux en baisse par rapport au trimestre précédent ».
Le document liste les taux les plus hauts et les plus bas pratiqués par huit des principales banques françaises* au troisième trimestre, dans le cadre d’un emprunt à 15 ans.
Cinq établissements (Crédit Foncier, Banque Postale, Crédit Agricole, LCL et Cetelem) ont abaissé leurs barèmes, maxima comme minima ; deux (Crédit Mutuel et Crédit Immobilier de France) les ont laissés inchangés ; le dernier (Caisse d’Epargne) a abaissé la barre haute de sa fourchette de taux. (voir en fin d’article pour plus de détail sur l’ampleur des baisses et le niveau des taux pratiqués).
Désolvabilisation et inquiétudes
Mais ce mouvement, qui confirme l’orientation prise en début d’année, reste largement « sans effet sur le volume de la production de crédits qui est en très forte réduction par rapport à l’année dernière », indique l’Agence. Fin juillet, l’économiste du logement Michel Mouillart, directeur scientifique de l’Observatoire du financement des marchés résidentiels (Crédit Logement / CSA), estimait que la production de crédit se contracterait de 25 à 30 % sur l’ensemble de l’année, après une chute de 40 % au seul deuxième trimestre. L’Anil, qui n’avance aucun chiffre, assure que cette « situation […] ne trouve pas sa cause dans les conditions de l’offre de crédit », mais pourrait s'expliquer par une conjonction de facteurs négatifs : « repli par rapport à une année record pour le volume de transactions immobilières, anticipation de baisse de prix, désolvabilisation et inquiétude des primo-accédants devant la crise, [et] crainte des difficul ...
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