Location : La mobilité résidentielle en berne
mardi 26 février 2013 à 15h08
Le marché de la location privée reste grippé en ce début d'année, selon la dernière note de conjoncture de l'observatoire Clameur.
Les loyers devraient progresser de 1,5 à 1,6 % en 2013 selon Clameur (©dr)Une mobilité résidentielle au plus bas et un effort d’amélioration et d’entretien des biens en déclin. « Le marché locatif privé n’est pas au mieux de sa forme », a lancé d’emblée ce mardi matin Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris Ouest et directeur scientifique de Clameur*.
Durant les deux premiers mois de l’année, le marché a « confirmé son retournement », a estimé Michel Mouillart. Sur le front des loyers, d’abord : après une hausse de 2,2 % en 2012 – à peine 0,2 point de plus que l’inflation, les loyers ont imprimé une baisse de 0,8 % en février. Le loyer mensuel moyen s'élève désormais à 718 €, soit 12,60 €/m².
Pour retrouver l'évolution des loyers au m², cliquez ici.
Un mouvement particulièrement perceptible sur les loyers des studios et 1 pièce, qui baissent en moyenne de 2 % ce mois-ci. Désormais, seuls les 4 pièces ont des prix orientés à la hausse, entre +0,5 % et +1,4 %. L’observatoire montre par ailleurs que les loyers ont augmenté de 1,6 % depuis 2006 – « une progression contenue qui, bon an mal an, ne dépasse pas l’inflation », selon l'économiste.
Dans le détail, seuls quatre grandes villes de métropole ont vu leurs loyers augmenter en 2013. Brest (+6,9 %), Reims (+6,6 %), Lille (+2,8 %) et Angers (+2,1 %). Lyon, Marseille et Strasbourg sont restées stables ou en très légère baisse (respectivement -0,7 %, -0,1 % et -0,8 %). La contraction plus marquée, en revanche, pour Paris (-4,1 % contre +4,8 % sur l'ensemble de l'année 2012), Bordeaux (-4,1 % contre +3,1 % en 2012) ou Le Havre (-5,6 %).
La mobilité résidentielle à bas niveau
Autre tendance notable, les locataires ne déménagent plus. Le taux de mobilité résidentielle, dont l'observation montre qu'il s'affaiblit d'année en année, est tombé à 27 % en 2012, contre plus de 30 % en 2004. Ce qui ne semble pas près de s’inverser cette année : l'observatoire constate que celui-ci perd encore 1 point début 2013. Plus basse que la moyenne française, la mobilité des locataires parisiens (17,6 %), est quant à elle « descendue à un niveau jamais connu », ajoute Michel Mouillart. Ainsi, en pratique dans la capitale, un locataire en place reste dans le même logement pendant pl ...
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