Immobilier : "Le climat général est très défavorable"
mardi 4 octobre 2011 à 16h54
Le président du réseau immobilier Orpi n’est guère enthousiaste… Sans vraiment confirmer la baisse des valeurs constatée par Century 21, Bernard Cadeau décrit pour LaVieImmo.com un marché à la peine, qui pâti à la fois d’un environnement dégradé et du « manque d’ambition » du gouvernement.
Bernard Cadeau, président d'Orpi (©dr)Economistes, notaires, jusqu'à Century 21 : l’ensemble des acteurs du monde immobilier se fait plus pessimiste ou constate un début de baisse des prix de l’immobilier. Que vous inspire ce changement de ton ?
Bernard Cadeau : Entre la hausse des taux d’emprunt, la tendance au raccourcissement des durées de prêts et le niveau très élevé des prix, on ne peut pas dire que la situation était vraiment idéale au premier semestre… Cela dit, il est indéniable que l’environnement de marché s’est encore dégradé depuis l’été. La crise financière et boursière pèse sur les capacités de refinancement des banques qui, déjà contraintes par la nouvelle réglementation Bâle III, ne vont pas avoir d’autre choix que durcir leur conditions d’octroi de prêt et réduire leur production de crédit. On ne peut pas non plus ignorer le durcissement de la fiscalité des plus-values immobilières et la réduction de l’avantage fiscal du dispositif Scellier, deux mesures incompréhensibles décidées par le gouvernement, et qui ne manqueront pas d’avoir un impact négatif sur le secteur. Tout cela créé un climat général très défavorable.
Quelles sont vos prévisions ?
Bernard Cadeau : D’expérience, je sais que les prédictions se révèlent la plupart du temps erronées, aussi je préfère éviter d’en faire. Début 2011, nous avions estimé que les prix n’augmenteraient pas sur l’ensemble de l’année. Les évènements récents semblent nous donner raison... Pour la suite, tout dépendra des répercussions des différents éléments que nous venons d’évoquer.
Vous parliez du durcissement de la fiscalité appliquée aux plus values sur ventes de logements locatifs ou résidences secondaires. Quel peut-être l’effet de ce durcissement ?
Bernard Cadeau : Dès l’annonce du premier projet de réforme [qui prévoyait la suppression immédiate de l’exonération fiscale pour durée de détention, NDLR], 5 % des clients qui nous avaient confié un ...
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