"Faisons baisser les prix dans le cadre de notre métier !"
vendredi 1 février 2013 à 11h47
Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), apporte son éclairage sur les sujets sensibles du moment dans l’immobilier : les prix, la location, le mal-logement mais aussi la profession d'agent immobilier.
Jean-François Buet, président de la Fnaim (©dr)Dans un entretien au Figaro, vous avez affirmé ne pas croire en l’existence d’une bulle immobilière en France. Le maintenez-vous, alors que certains y voient l’une des causes du maintien des prix à un niveau élevé, sur fond de baisse des ventes ?
Jean-François Buet : Il n'y a pas de « bulle spéculative ». C’est une situation que l’on a certes vécu, mais en 1991, lors de la guerre du Golfe. Pour rappel, certains opérateurs s’étaient mis à spéculer massivement. Des professionnels, des marchands de biens se recevaient des promesses de vente en cascade, qu’ils revendaient dans la foulée, et le dernier de la chaîne se retrouvait alors avec la « patate chaude ». Ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui. La hausse des prix que l’on a connue entre 1998 et 1997 n’est pas due à ce phénomène.
Une récente étude publiée par The Economist fait pourtant état d’un marché immobilier était parmi les plus surévalués du monde…
Jean-François Buet : Je propose d’aller visiter Londres, Amsterdam et la Haye pour comparer. Certes, les prix et les loyers ont bien augmenté en France entre 1998 et 2007, conduisant à un décalage et une désolvabilisation de la clientèle. C’est vrai pour l’achat, c’est vrai pour les loyers. Mais si on excepte les deux ou trois régions concernées par les prix excessifs – principalement l’Ile-de-France et la région PACA – on s’aperçoit que le marché s’est régulé. Ce raisonnement voudrait par ailleurs aboutir à la conclusion suivante : « il y a beaucoup d’argent dans l’immobilier relativement au déficit économique du pays ». C’est comme si l’économie du logement était déconnectée de celle du pays. Une analyse erronée, qui oublie que le logement génère de la TVA, de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur les sociétés, ou encore de la CSG.
Le réseau Orpi a récemment incité les vendeurs à baisser leurs prix de 5 à 15 %. Qu’en pensez-vous ?
Jean-François Buet : Je lis avec beaucoup d’intérêt ce que disent les ré ...
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