Marchands de listes : Une activité trompeuse, floue et inutile
mardi 28 août 2012 à 16h04
A la suite d’une enquête réalisée dans une dizaine de villes universitaires de France, l’UFC Que Choisir a annoncé qu’elle portait plainte contre treize enseignes.
Les marchands de listes, souvent une escroquerie qui peut vous coûter cher (©Fotolia)Les marchands de listes continuent de faire parler d'eux, malgré une loi et une ordonnance règlementant fortement la profession. Afin de constater l'état de ce marché très particulier, l’UFC Que Choisir s’est lancée dans une étude dans les principales villes universitaires de France et a pris contact avec 18 marchands de listes, en simulant une recherche de logement étudiant. Plusieurs dysfonctionnements sont montrés du doigt tout au long de ce rapport.
« Pas de présélection par rapport à la surface »
Tout d'abord, les vendeurs de listes ne se présentent pas comme tel, relève l’UFC. Alain Bazot, président de l’union, a d’ailleurs noté durant une conférence de presse ce matin qu’il ne faut pas parler « d’agence », mais de « point de vente », afin de ne pas participer à la confusion voulue par ces vendeurs. Dans leurs annonces, les marchands de listes justifient les quelques centaines d’euros demandées (de 190 à 450 € selon les villes) en affirmant qu’il s’agit de frais de bail, de dossier ou encore de recherche, comme le montre une vidéo tournée en caméra cachée par l'union. Or, comme le note l’UFC, ce ne sont que des « informations sur ces ‘offres de location’ » et non des offres de locations.
De plus, les biens listés sont souvent peu conformes aux critères du client, qui ne peut pas sélectionner un budget exact, uniquement une fourchette, choisir un nombre de m² précis, ou un quartier défini. Pour de nombreux marchands de listes, il n'est pas jugé nécessaire de préciser la taille réelle du logement, notamment pour l'Office des locataires, un point de vente toulousain, qui a déclaré à l'un des enquêteurs : « On ne fait pas de présélection par rapport à la surface, car il y a plusieurs façons de mesurer les surfaces […] personne n’est jamais d’accord ! ». L’UFC calcule qu’en moyenne 42 % des biens listés ne sont pas pertinents (trop petits, trop chers ou mal placés). Et sur ceux qui le sont, la plupart ne sont plus disponibles. Un service, donc, loin d’être à la hauteur des centaines d’euros demandées.
Une profession vouée à disparaître ?
Si aucun des dix-huit marchand ...
Retrouvez la suite de l'article, les treize enseignes attaquées, ainsi que la vidéo de l'UFC sur LaVieImmo.com
28 | Pour commenter cet article, cliquez-ici



